Quelques applications informatiques quotidiennes

Surfer sur la toile (Web), prendre une photo numérique, sont devenus des actes anodins. Aujourd’hui, il paraît difficile de se passer d’Internet ou du numérique, et tout aussi difficile d’imaginer comment nous vivions avant leur invention. Derrière ces applications informatiques, des hommes et des femmes réinventent notre quotidien et tentent d’esquisser notre futur.

  • Le Web

En quelques clics de souris, si vous avez accès à l’Internet, vous pouvez connaître les horaires des trains en partance de Souppes-sur-Loing vers la capitale, réserver des places pour le prochain concert de Raphaël, envoyer des fleurs à votre maman pour son anniversaire ou dénicher un jean pour moins de 30 €. Et ça, depuis le début des années 90. Cette petite révolution, nous la devons au World Wide Web, qui se traduit littéralement par « toile d’araignée mondiale ».

Le Web est en fait un système hypertexte public qui fonctionne sur Internet et permet à tous les utilisateurs de consulter, par le biais d’un navigateur (Netscape, Internet Exploreur, Mozilla…) des pages mises en ligne dans des sites créés aux quatre coins du monde. C’est l’informatique qui relie ces documents entre eux par des hyperliens.

Internet a vu le jour à la fin des années 60, dans l’armée américaine. Le parc informatique se limitait alors à quelques ordinateurs. Le Pentagone (l’équivalent de notre ministère de la Défense) cherchait un système qui permette d’échanger rapidement des données, mais qui soit en même temps capable de résister aux bombardements atomiques. Si l’une des branches était cassée, il fallait que l’information puisse emprunter un autre chemin. On ne parlait pas encore d’Internet, mais d’Arpanet (Advanced Research Project Agency Network). Le succès fut tel que l’armée conçut un second réseau à usage interne : le Milnet. Les deux communiquaient au moyen d’un procédé appelé IP (Internet Protocol), et c’est ce dernier nom qui est resté dans le langage public.

  • La photo numérique

L’informatique a aussi envahi l’image et la photographie, cela donne la photo numérique, qui comme son nom l’indique, combine de la photo et du numérique ! Que vous utilisiez un appareil analogique ou numérique pour prendre une photo, il se produit la même chose : des ondes lumineuses viennent frapper un capteur.

Dans un appareil analogique, ce capteur, c’est la pellicule. Dans le numérique, c’est la mémoire (carte mémoire ou mémoire de l’appareil). Elle est constituée de cellules sensibles (les photodiodes) qui renferment les pixels. Plus il y a de photodiodes, plus la qualité des photos est bonne. Le capteur récupère la lumière de l’image pour la transformer en une suite de données numériques (des 0 et des 1). Il peut le faire grâce à un logiciel qui se trouve à l’intérieur de l’appareil.

Une fois récupérées, les informations du capteur sont lues par ce logiciel. Ce dernier calcule ensuite les données nécessaires à la constitution de l’image numérique et la sauvegarde dans la carte mémoire. Il suffit ensuite de transférer le contenu de cette carte dans votre ordinateur, au moyen d’un câble de connexion ou d’un lecteur de carte à mémoire. Vous pouvez alors bidouiller vos clichés, les recadrer, les classer ou les imprimer.

  • Le petit robot qui a marché sur Mars

Savez-vous que l’informatique sert aussi à faire marcher ces incroyables robots qui surgissent des labos de nos plus grands chercheurs ? L’un d’eux, Sojourner, a même reçu le premier Oscar de… la robotique, le Hall of Fame. Une distinction attribuée pour la première fois en 2003 par l’université américaine de Carnegie Mellon.

Sojourner, vous le connaissez sous le nom de Rocky. C’est le petit robot qui a marché sur Mars et qui ressemblait à un micro-ondes sur pattes. À l’abri dans son vaisseau-mère, il a été lancé de Cap Canaveral en décembre 1996 par la NASA, mais il n’est arrivé que sept mois plus tard, le temps de franchir les quelques millions de kilomètres qui nous séparent de la planète rouge. Il ne s’est donc posé qu’en juillet.

L’engin pèse une dizaine de kilos et tire son énergie de petits panneaux solaires. Pour le protéger du froid (il fait tout de même -25 °C là-haut !), on l’avait enduit d’aérogel. Rocky n’est pas un rapide, il fait du 1 centimètre/jour, ce qui lui laisse le temps d’analyser l’atmosphère martienne, le climat, la géologie, grâce à sa caméra et à ses senseurs qui lui permettent d’étudier le terrain.

Jusqu’à ce qu’on perde leur trace et qu’ils disparaissent dans l’espace, Rocky et sa maman nous ont envoyé 550 images et 15 analyses chimiques de roches. Grâce à l’informatique, la preuve est faite : Mars fut autrefois une planète chaude et humide, et l’eau a dû exister à l’état liquide à sa surface.

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